Dans un précédent article, plusieurs bases ont été posées sur l’analyse de la structure relationnelle des réseaux clandestins. Ces diagrammes sont une abstraction de la réalité.
Ces modélisations permettent d’analyser ces réseaux clandestins, d’extrapoler leur développement ; voire de prévoir raisonnablement leur comportement.
Pour comprendre la série d’articles à venir, vous devez vous familiariser avec les notions que nous allons utiliser. Prenez quelques instants pour regarder attentivement ce diagramme d’une cellule parisienne fictive.
- Diagrammes relationnels : cette représentation du réseau que nous appellerons G consiste en un ensemble de personnels p et de relations r . Vous pouvez constater sur l’exemple ci-dessus que la longueur des segments ou leur forme matérialisant les relations n’indique rien de particulier.
- Personnel : intuitivement, il est considéré comme unique. Bien entendu, cette notion de personnel pourrait être perturbée par des alias. Sur notre diagramme, l’ensemble des personnels est p = { Maxime, Théodore, Lucas, Thomas }.
- Relation : voici quelques exemples pour mieux comprendre leur nature. Les relations peuvent être visibles comme des liens de parenté ou encore des échanges commerciaux. Parfois celles-ci sont peu visibles comme des échanges financiers, des relations d’amitié ou sexuelles. Naturellement, les relations entre les individus composant un réseau clandestin peuvent être relativement intangibles comme des valeurs partagées, des idées politiques, des conflits d’intérêts. Dans notre exemple, l’ensemble des relations est r = { a1, a2, a3, a4, a5, 1120€ }.
- Extrémités : graphiquement, chaque relation possède un ensemble de un ou deux personnels associés appelés extrémités. Ainsi, si l’on considère le quatrième appel a4, ses extrémités sont Maxime et Thomas.
- Voisins : deux personnels sont qualifiés de voisins s’ils sont reliés par une relation. Ainsi, Lucas pourrait être voisin avec Théodore mais pas avec Maxime.
- Relation d’adjacence : deux relations sont adjacentes lorsqu’elles ont un personnel en commun. Une simple adjacence entre deux personnels apparait quand il y a une seule relation entre eux. Sur notre diagramme a4 et a5 sont des relations adjacentes car elles ont Thomas en commun.
- Relation propre : une relation r possède une ou deux personnes physiques associées. Une relation propre est une relation qui relie deux personnels distincts. Dans notre exemple, a3 est une relation propre entre Maxime et Théodore.
- Relation multiple : une relation est dite multiple lorsque deux relations ou plus ont une extrémité en commun. Sur le diagramme, le couple a1 et a2 peut être considéré comme une relation multiple. Donc, la multiplicité relationnelle entre un couple de personnels et leurs relations est égal au nombre de relations entre eux.
- Boucle : Une boucle est une relation qui relie un personnel à lui-même. Par exemple, Thomas a retiré de son compte courant 1120 € en espèces.
J’espère que ce deuxième article a été instructif ; comme à l’accoutumée, n’hésitez pas à me faire part de vos réactions en me laissant un commentaire.









