Gestion d’actions offensives en milieu clos.
De nombreux moyens ont été utilisés en Afghanistan pour traiter les personnels retranchés dans des tunnels : bombardement de zone, différents gaz, démolition “tactique stéréo”, bombes guidées avec des personnels alliés au sol…
Empiriquement, la meilleure façon de garantir l’interdiction d’utilisation des tunnels est de les explorer, traiter les personnels présents et enfin d’ébouler les tunnels de l’intérieur. L’idée est simple, mais sa réalisation comporte dix écueils mortels.
1. Le paradoxe géologique : plus la roche est friable (schiste) plus il est facile de venir à bout en utilisant les munitions adaptées… Mais plus, les installations réapparaitront rapidement. Plus dure est la roche, plus difficile est la pénétration de celle-ci avec des explosifs conventionnels… Plus complexe et long sera le réseau souterrain à traiter.
2. La proximité des combattants : il faut des personnels avec un profil psychologique particulier pour combattre dans ces conditions. En effet, il ne faut pas être claustrophobe, et avoir une endurance physique permettant de livrer si nécessaire plusieurs assauts au corps à corps.
3. Les mines et autres pièges : champs de mines et autres accés factices piègées sont générallement trouvés dans un rayon de 250 mètres autour d’une entrée ou d’une sortie d’un réseau souterrain. N’oublions pas les traditionnels pièges de couloirs.
4. Le temps consommé : ces réseaux sont de véritables points de fixation permettant d’organiser des contres attaques efficaces pour un ennemi créatif. A tel point, que durant les années d’occupation soviétiques, ces derniers délaissait le traitement de ces zones si elle ne faisaient pas partie d’un plan d’envergure.
5. La faune locale : scorpions, serpents parfois peuvent également être de la partie. Certes, ils ne sont pas tous mortels mais peuvent occasionner des retards lors du déploiement des équipes.
6. L’expérience adverse : la plupart des tunnels sont interconnectés. Ces accès camouflés ne sont utilisés qu’en cas d’urgence – souvent un à deux mètres à excaver. De plus, leur localisation n’est connue que de quelques responsables.
7. Le problème du milieu clos : l’utilisation d’explosifs ou de gaz en milieu clos pose les problèmes de traitement du monoxyde de carbone et parfois même de l’absence d’oxygène, avec des conséquences facilement envisageables.
8. Equipes de taille réduite : les espaces confinés requiert des équipes petites, mais souvent les engagements tournent à du “trois à cinq contre un”, diminuant les chances de survies des personnels.
9. Navigation difficile : le traitement de ces zones requiert des équipes spécialement formées et bien entraînnées. La cartographie soigneuse des réseaux de tunnels existants a sauver de nombreuses vies.
10. Difficulté de communication : avec les équipes de soutien à l’extérieure. L’utilisation de radio même à fréquences adaptée est aléatoire, la communication filaire reste à privilégier… avec les problèmes inhérents à ce moyen de transmission.
Je ne pense pas avoir réaliser une liste exhaustive; aussi n’hésitez pas à venir enrichir celle-ci…

Bonjour Proteiras,
Dans un lieux sombre sans accès à une lumière quelconque (lumière des étoiles par exemple), les instruments de vision nocturne servent-ils à quelque chose ?
@xav
Avec un éclairage adapté oui, les lampes IR servent a ca par exemple.
Les forces US ont elles réactivé des unités comme les fameux ”rats des tunnels” employé durant la guerre du Viet Nam ?
@g4lly
Merci g4lly,
mais pour se déplacer dans une grotte sans parler de présence ennemi (donc sans être humain, végétaux, etc…), est-ce que les lampes IR permettent de ne pas se prendre le mur d’en face ou tomber dans le premier trou ?
J’ai un doute mais la question induite est la suivante : la roche peut elle émettre ou refléter de la chaleur aussi faible soit elle pour être détectée par un système IR ?
Et question subsidiaire, comment se gère la lumière dans les tunnels/grottes en mode déplacement ou combat ?
Bonjour,
Votre site est très bien fait. Bonne continuation.
Un Sgt à KABOUL (KAIA)