Quels moyens pour améliorer la prévention ?
Il doit exister des mesures visant à prévenir les risques en pertes humaines en supprimant ou en réduisant la probabilité d’occurrence des explosions liées aux engins explosifs improvisés.
8. Bien gérer ses déchets : imaginez une simple cannette de soda avec une DF et du fil de pêche et vous tenez un grand classique… Le traitement adéquat par le feu et le broyage est générallement bien appliqué. Néanmoins, dans nos secteurs d’opérations urbanisés, la gestion des ordures devient un problème stratégique aux ramifications multiples.
7. Veiller à emener un stock de munitions transportable: en cas de déplacement urgent nécessaire, seule la capacité d’emport normale pourra être utilisée, le reste devra être abandoné… Et sera récupéré et retourné contre vous.
6. Respecter les procédures de contrôle : toute consommation excessives au regard des règles d’engagement doivent faire l’objet d’une étude appronfondie. Il s’agit générallement d’un phénomène d’échelle, dont la responsabilité se situe au niveau du commandement.
5. Eviter le stockage des munitions jugées impropres : les personnels engagés par exemple, en cas d’embuscade, veulent être légitiment sûr que leur munitions soient en parfait état de fonctionnement. Néanmoins on a vu parfois des stockages important de munitions à cause de poussière de pierre incrustée, un corps un peu oxydé, ou une tête légerement aplatie.
4. Sécuriser les livraisons : un grand classique, une élingue qui casse, les munitions tombent éparpillées en plein désert… Lorsque l’équipe de récupération arrive, elle ne trouve que des caisses vides, voire… rien.
3. Prévenir la prolifération d’engins non explosés : un vrai dilemme pour les équipes d’appuie feu. Lorsque vous savez que des gars à vous sont bloqués, la tentation est grande de “lâcher tout ce que l’on a” sous la main. Néanmoins, cela pose un vrai problème. En effet, la probablité de produire des engins non explosés augmente avec le volume de tirs…
2. Mettre en place un programme civils : encourager concrétement les populations à “coopéerer”; une prime argent, nourriture… est générallement offerte pour toute information permettant de mener à un lieu de fabrication des EEI ou à leurs matières premières.
1. Rechercher et detruire les lieux de production : c’est le moyen d’action le plus direct de lutte. Il peut requérir des équipes spécialisement formées et affectées exclusivement à cette tâche. En effet, certains de ces lieux peuvent être dissimulés dans des souterrains ce qui posent le problème de l’intervention en milieu souterrain.
Deux méthodes sont utilisées en synergie. D’une part, un travail de renseignement classique à partir : des documents trouvés sur un précédent site et des interrogatoires des personnels participant à ces opérations. D’autre part, un travail de profilage géographique classique pour anticiper et localiser d’autres points de production.
Il n’y a pas de solution simple à ce problème, peut-être existe-t-il d’autre moyens de prévention pour compléter cette liste ?

Application de la mesure 1 : fin de l’opération Lion, pour les anglophones vous pouvez lire l’article http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/asia/article5581738.ece