En tout cas, pas pour tout le monde…
Matt Semel, nouveau venu de la blogosphère de la défense US propose de réaliser un recueil des “bonnes pratiques d’interrogatoires” (sic) en s’appuyant sur une méthodologie similaire à celle des études de Kassin et Al. réalisées avec les unités de police.
En provenance de son blog baptisé HUMINT, voici quelques morceaux choisis extraits du résumé de son étude qui me paraissent pertinent.
Les participants seront invités à s’auto-évaluer sur six aspects de leur travail:
(1) leur capacité à détecter la vérité ou la dissimulation;
(2) pour les interrogateurs militaires, leurs propres opinions sur leurs pratiques, et plus spécifiquement en ce qui concerne les treize approches génériques de l’interrogatoire préconisées et autorisées par l’US Army Intelligence Manuel;
(3) l’importance de la construction d’un rapport pour extraire des informations à partir d’un thème;
(4) l’applicabilité des techniques légales à des interrogatoires de terroristes;
(5) la fréquence, la durée et le calendrier de ses interrogatoires;
(6) la formation, et
(7) leurs observations (…) le recourt à la torture ou à des techniques non approuvées au cours des interrogatoires et, si oui, avec quelle fréquence.
Son objectif serait de discriminer les méthodes empiriques qui fonctionnent contre celles qui auraient peu de valeur.
Cette étude permettra de commencer à faire la lumière sur les pratiques actuellement utilisées par les agents chargés de la lutte anti-terroriste et par les personnels de l’armée des États-Unis.
La méthodologie semble sérieuse, et les intentions probablement louables mais qu’en sera-t-il de celles des personnels auditées ?

























